VOYAGE AU BOUT DE CELINE

samedi 2 juillet 2011 à 19h00



Mise en scène Willy Play avec Nicolas Guépin

VOYAGE AU BOUT DE CELINE

















































VOYAGE AU BOUT DE CELINE
« Pour parler franc, là entre nous, je finis encore plus mal que j’ai commencé… Oh ! j’ai pas très bien commencé… je suis né je le répète, à Courbevoie, Seine… après bien des aller et retour je termine vraiment au plus mal… y a l’âge, vous me direz… y a l’âge !... »

Meudon, banlieue parisienne, les années 50 – un pavillon mal entretenu, un jardin sauvage, des molosses, des chats, un hérisson, des oiseaux… et Louis-Ferdinand Céline. Le vieil écrivain-médecin des pauvres vient de rentrer de 7 ans d’exil danois et il (nous) parle dans son style si particulier, si « télégraphique ». Il nous raconte son actualité, ses regrets, des malheurs, ses conditions de vie, ses patients… C’est au présent qu’il nous parle…

Je devrais peut-être pas le dire, mais c’est trop drôle, la plupart des malades que je vois dépensent beaucoup plus en perlo que nous pour entièrement vivre… nous, c'est-à-dire Lili, moi les clebs et les greffes… »

Le vieil ermite asocial nous invite chez lui, nous montre ses chiens, ses chats, nous présente sa femme – Lili, la danseuse… et puis il nous emmène dans ses souvenirs…
C’est l’enfance d’abord, le Paris des années 1900, les titis, les grands boulevards, l’opérette, le certificat d’étude… et puis la guerre ensuite, celle de 1914, le traumatisme...

(illustration pour « La visite médicale des usines Ford à Détroit » - Voyage au Bout de la Nuit - 1932 © Charlotte Houot)

D'après Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit et D'un château l'autre De Louis Ferdinand Celine

VOYAGE AU BOUT DE CELINE
« Dans une histoire pareille, il n’y a rien à faire, il y a qu’à foutre le camp » que je me disais, après tout. Au dessus de nos têtes, à 2 millimètres, à un millimètre peut-être des tempes, venaient vibrer l’une derrière l’autre ces longs fils d’aciers tentants que tracent les balles qui veulent vous tuer dans l’air chaud d’été ».

C’est le double littéraire de Céline qu’on retrouve dans ses souvenirs, le fameux Ferdinand Bardamu du Voyage au Bout de la Nuit… celui qui part en Amérique et qui découvre les usines Ford à Détroit et le « gâtisme industriel »… c’est là aussi qu’il rencontre Molly, une jeune prostituée qui illumine le ciel lourd de Détroit…

« Cette Molly, tout de même quelle femme ! Quelle généreuse ! Quelle carnation ! Quelle plénitude de jeunesse ! Un festin de désirs. »

Et puis c’est le retour en banlieue parisienne, la médecine, l’entre-deux guerre, les pauvres des faubourgs et les dispensaires municipaux…

« Les malades ne manquaient pas, mais il n’y en avait pas beaucoup qui pouvaient ou qui voulaient payer. La médecine, c’est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l’air d’un larbin, par les pauvres on a tout du voleur. »


Voyage au Bout de Céline est un spectacle qui rend hommage à l’un des plus grands romanciers français et qui fut également le témoin et chroniqueur des événements majeurs du siècle qui vient de se terminer.

(Illustration pour « La première guerre mondiale – Voyage au Bout de la nuit - 1932 © Charlotte Houot)






Editorial

Spectacles Jeunes Publics 2012

pour voir la liste clicquer sur la photo . )